Chatouillement De L'Âme

Chevalet de bord de mes peintures et de mes émotions de la vie. Entre pinceau et écriture teintée de mes états d'âme au fil du temps qui s'écoule, sans que je puisse le retenir.

mercredi 9 mai 2012

Escapade Sévillane...

L'Alcazar compo

Un air d'été, un climat paisible, les murs ocres du Sud.

J'orange sur l'azur bleu.

Les calèches ombrent la pierre chaude,

Les Azulejos tapissent la mémoire de la Cité.

 

Sous les grappes du bougainvillier,

Les palmes déploient leurs révérences.


 Sur les bords du  Gualdaquivir,

je martèle le pavé.

Les fils à pêche frétillent,

Les oranges ouvertes,

sucrent la terre...

P1060758

LN

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samedi 5 mai 2012

Au fil d'Auguste Macke...

En m'inspirant d'un tableau d'Auguste Macke j'ai copié-créé...

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LN

Bon week end

LN

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mercredi 25 avril 2012

Au fil de Josef Albers...

Albers_2_vertJe vous invite à découvrir une exposition au Centre Beaubourg, sur une partie  du travail de Josef Albers (1888-1976), peintre  allemand.  A l'écart de l'agitation du Musée, la galerie des arts graphiques se  prête bien à cette exposition intimiste sur son travail d'études sur les carrés . Peintre et pédagogue de l'art, Josef Albers enseigna au Bauhaus d'octobre 1923 à avril 1933 où il s'exile aux  États-Unis pour échapper au nazisme. Il  enseignera au Black Mountain Collège, recréant un Bauhaus à l'américaine. L'orientation de son enseignement et de sa peinture est centrée sur "l'effet optique de la couleur".

 

Cette exposition nous éclaire sur sa façon de travailler, présente des esquisses abouties et des études de couleurs où le peintre décline les gammes chromatiques. Il expérimente de nouvelles combinaisons de couleurs. En 1950, son travail tourne entièrement autour d'une série d'oeuvres " Hommage au Carré", une succession de trois carrés de taille différente avec toutes les gammes de couleur possible. Il développe une analyse sur le vert, le jaune, l'orange et le rouge avec des nuances très fines. Ce travail sur la couleur, trouve son origine au cours de ses nombreux voyages en Amérique Latine. Son premier séjour au Mexique en 1935 lui révèle une diversité de matériaux,  la chaleur et l'intensité des couleurs. Ses huiles sur papier reflètent une onctuosité de la matière, une sensualité qui se voient peu dans sa peinture sur toile. On découvre un Albers plus enjoué, plus sensuel.

 

Une très belle vidéo, planante pour vous détendre ...


Josef Albers en Amérique - du 8 février au 30 avril 2012

 

Bon voyage au pays des Carrés Chatoyants...

LN

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dimanche 22 avril 2012

Au fil de Per KIRKEBY...

J'ai découvert Per Kirkeby il y a plusieurs années. Je feuilletais un de ses catalogues, je suis immédiatement rentrée  dans son univers, comme absorbée. J'ai alors réalisé une peinture, Virevolte, inspirée d'une de ses toiles.


15 - VirevolteVirevolte-LN

 Depuis je cherche dans toutes les librairies que je trouve sur ma route, un catalogue, un livre de reproduction de ses toiles, mais en vain...

Un matin,  à une heure trop matinale, animale, peu réveillée, alors que j'arpentais le quai pour prendre le train  en direction de Dunkerque,  je vois sur un panneau publicitaire, Per Kirkeby, grande exposition à Bruxelles, au Musée des Beaux-Arts. Immédiatement je fais le projet d'y aller. Finalement j'y renoncerai.

Per Kirkeby, né en 1938 à Copenhague, après avoir suivi une formation complète de géologue,  se tourne vers l'art. On retrouve son regard de géologue dans son univers pictural. Il nous fait pénétrer au coeur de la terre, ces paysages semblent inspirés de tout le vivant de la nature, des mouvements des éléments, le feu, l'eau, l'air. 

Ses strates, ses plaques sont comme recouvertes du temps qui a érodé la terre,  comme des pictogrammes, griffés  du fond des origines. Allégorie du temps qui passe, de la nature  éternellement  renouvelée, je sens le souffle de la terre, de la vie. Je suis fascinée par ce dédale de couleurs, de formes, dans lequel je peux me perdre, m'isoler, rentrer dans la toile. Je pense à l'allégorie de la Caverne de Platon. Je suis là, parmi les ombres des siècles passés, empruntant un chemin initiatique vers l'énigme de l'univers...Peu connu en France, j'espère que l'exposition de Bruxelles se transposera en France.

Si l'un d'entre vous, chers lecteurs, se rend à cette exposition, j'aimerai lui commander le catalogue, un magnet , des cartes..bref quelque chose. Ou si vous avez une piste qui me mènerai à l'un de ses catalogues, merci de penser à moi.

Quelques oeuvres de Per Kirkeby...

Kirkeby 1-tile

 Vous souhaitant être transporté ...

LN

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vendredi 13 avril 2012

Phrasé...d'une fille à son père endormi à jamais

Mon père est mort hier...

Puisse cette phrase résonner à tous mes lecteurs:

Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie.

Sénèque

doigt-Michel-Ange

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dimanche 8 avril 2012

Au fil de Matisse...

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Vendredi 12h, une bonne heure pour tenter de voir une exposition dont tout le monde parle... Matisse est revenu!

15 mn de slalom pour acheter nos billets. Le bandeau lumineux annonce 30 mn d'attente, cela paraît  raisonnable. Avez-vous remarqué l'hésitation incessante qui nous envahit dans ces files d'attente . On laisse tomber, on reviendra...30mn c'est pas beaucoup pour cet évènement incontournable. On ne peut pas manquer ça. Oh maintenant qu'on y est, c'est idiot de renoncer si près du but...

Nous voilà donc en ascension: cette montée qui me semble toujours être une première fois, en bas les hommes rapetissent, deviennent fourmis, en haut on se retrouve dans les airs...Aéroplanant!!!!

Au cinquième, lieu promis,  les choses se gâtent:  une longue queue, avant même de rentrer dans le hall, puis une double queue, à l'intérieur, autant de queues... je vertige, je renonce . Allons voir Joseph Albers, ses études de couleurs sur carrés de papiers. Personne pour cet artiste. Qui s'intéresserait à des études de couleurs sur cartons et bouts de papier. Pourtant c'est un moment reposant, tenter de traduire les gribouillis sur les dessins, les indications intimes du peintre, comme une percée de ses secrets. Sans oublier ma visite rituelle du tableau de Soulages, à l'entrée du Musée, où ce jour j'y ai vu dans l'interstice de la lumière, une ambiance vénitienne...

14h. Nous remontons vers Matisse, et là surprise! La serpentine humaine a disparu. Nous entrons en 5 minutes dans l'exposition.

L'objectif de l'exposition est de présenter le travail préparatoire de quelques oeuvres de Matisse. Ainsi 2 ou 3 tableaux sur le même sujet sont présentés côte à côte. Nous n' avons pas toujours réussi à déterminer avec certitude l'ordre chronologique dans lequel ils ont été peints. Matisse était-il dans la démarche de faire une première oeuvre avec beaucoup de détails pour  ensuite aller à l'essentiel, épurer,  se centrer sur ce qu'il voulait ou commençait-il par un tableau ébauché, simplifié et finissait par une oeuvre plus chargée. Dans la première partie de l'exposition notamment, un tableau de Paris, vu de la Seine, il commence par quelque chose de très impressionniste pour aboutir à la dernière toile beaucoup plus forte, devenu plutôt une ambiance qu'un paysage identifié. 

Matisse préparait, pensait,  concevait ses oeuvres, les construisait avant de les fabriquer. J'ai l'impression que Matisse était très raisonnable, très réfléchi, peu impulsif. Il se situe  dans un travail continu de recherche de techniques, sur la couleur, les valeurs. Pas un seul coup de pinceau au hasard d'un élan gestuel, pas d'élément éruptif,  ni de perte de contrôle. 

Ses dessins sont magnifiques, aussi épurés que ces dernières toiles sont chargées. Les femmes dessinées sont d'une grâce, d'une fragilité. Le trait semble être la ligne d'un geste unique, sans lever le crayon.

expo_Matisse_beaubourg_Affiche_0_horz

Ses dernières toiles, la femme roumaine, les intérieurs sont très colorées. Beaucoup trop de détails, des "chichis" décoratifs qui  l'ont éloigné d'une épuration de ses sujets, dont il parle  en 1933: " On se met en état de création par un travail conscient. Préparer un tableau c'est d'abord nourrir son sentiment par des études qui ont une certaine analogie avec le tableau et c'est alors que le choix des éléments que l'on veut garder peut se faire. Ce sont ces études qui permettent au peintre de laisser aller son inconscient. Une traduction spontanée du sentiment, qui vient non pas d'une chose simple mais d'une chose complexe et qui s'est simplifiée par l'épuraton du sujet et de l'esprit de celui qui la traduit. " Henri Matisse, "Emancipation de la peinture", Minotaure, vol 1, 1933

J'ai pensé au film de Henri-Georges Clouzot, Le mystère Picasso, un film documentaire où Picasso peint en direct, sans savoir ce qu'il va peindre. Tout est toujours en mouvement, il transforme sans cesse. Il se laisse porter par sa pensée créatrice, celle de l'instant. Extraordinaire ce film.

 

On peint qui nous sommes...

Bonne exposition, partageons nos impressions

Joyeuses Pâques

LN

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vendredi 6 avril 2012

Phrasé jubilatoire...

le reve de Gauguin

Le Rêve de Paul Gauguin

 

" Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée. "

Henry James (1843-1916)

Bonne journée teintée de votre imaginaire 

LN

 

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samedi 24 mars 2012

Au fil des Nus de Degas...

Degajs 1

Edgar Degas est surtout connu pour ses danseuses, et ses courses de chevaux.  Le Musée d'Orsay présente une exposition sur les nus féminins du peintre: nus académiques, scènes de toilette, scènes de maison closes. Les oeuvres présentées chronologiquement montrent bien les recherches du peintre: d'un dessin académique, il va développer une forme plus expressive du corps nonchalant féminin, dont il souligne les formes, la chevelure, dans des poses fluides, où le mouvement se prolonge dans une lenteur presque lascive.

Monotypejpg-horz

Il explore aussi plusieurs techniques: crayon, fusain, huile, pastel. Ce qui m'a le plus impressionné sont ses Monotypes. Il enduit des plaques de verre d'encre qu'il retire à la brosse ou à la pointe.Ensuite il applique le dessin sur du papier pour un exemplaire unique. L'image floutée, en noir et blanc, dévoile une scène intime, jouant avec la lumière. Le clair-obscur, fait penser à une photographie.

Nus de Degas

 

A la fin de sa vie, ses  tableaux sont plus épurés, simplifiés dans les formes, dans le décor. Les dessins de la fin de la carrière de Degas sont particulièrement expérimentaux : les traits de fusain, d'une nervosité inédite dans leur description des appuis et des mouvements de la baigneuse, conquièrent des surfaces de plus en plus grandes, notamment grâce à des reproductions sur papier calque. Degas n'hésite pas à revenir inlassablement sur des poses favorites, expérimentant toujours de nouvelles techniques. L'exactitude de l'anatomie est délaissée au profit d'une émotion toujours plus intime, dans son rapport avec le corps.

J'ai croqué quelques dessins...

Dessin d'après Degas

Bonne visite

LN

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jeudi 15 mars 2012

Humeur du Vendredi...

solitude_apprivois_e

Comment évoquez la solitude, parmi vous tous. Comment chacun éprouve ce sentiment d'être ou de se sentir seul.

"Seul quatre lettres, quatre définitions de la solitude.

 S comme solitaire, seul par goût de la solitude.

 E comme esseulé, seul car abandonné des autres.

 U comme unique, seul de son espèce.

 L comme libre, seul à décider. "

 Michel HANNOUN, Nos solitudes.

 Seule parmi tous ces autres... j' aspire à la solitude dans la foule métropolitaine.  Vaciller dans des moments de grande solitude, je me rattrape à la rampe de ma confiance retrouvée. Seule, mais toujours accompagnée des  personnages internes que je ranime, à l'occasion. Libre, de me taire, de ne rien faire. Quand la solitude se fait tonitruante, les voix radiophoniques lui coupent le son. A l'horizon, une foule, sur le web, des milliers d'autres, sous mon toit, personne, entre nous des mots griffonnés. No touch, no sound. Que d'êtres croisés, effleurés, sans mot. Ma solitude apprivoisée, parfois revient, sauvage. Je la dompte, elle m'échappe, s'arc-boute. Histoire sans fin...

 " - Qui êtes-vous? dit le petit prince.

 - Qui êtes-vous...qui êtes-vous...qui êtes-vous...répondit l'écho.

 - Soyez mes amis, je suis seul, dit-il.

 - Je suis seul...je suis seul...je suis seul... répondit l'écho. "

 Antoine de SAINT-EXUPERY , Le Petit Prince

  L'écho de nos solitudes, rebondit sur le flanc du virtuel, dérape dans la foule, et s'évanouit quand le fil de nos paroles s'emmêle autour de l'archer du nous ...Et cette très belle image d'un piano solo, en caravane amoureuse...à suivre

sablec

Je vous embrasse

 LN


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dimanche 11 mars 2012

Un film, un regard, 10 hivers à Venise...


Dix_hivers___VeniseAmoureuse de Venise, je saisis toutes les occasions pour retrouver l'atmosphère envoûtante de cette ville. Ce film réalisé par Valerio Riondino en 2011 avec Sergueï Nikonenko, Isabella Ragonese, se déroule dans une Venise, hivernale, automnale, parfois pluvieuse et alterne avec des prises de vue à Moscou, et dans la toundra Russe.

Camilla et Silvestro vont mettre dix ans avant de découvrir qu'ils s'aiment depuis le premier jour. Durant cette décade ils vont se côtoyer comme des amis, puis se perdre, se croiser, s'éviter, et enfin ils finiront par se trouver.  Le décor vénitien, l'interprétation fine des acteurs, m'a fait patienter, mais quelle est lente et sans rebond cette romance. Rendez-vous manqués, quiproquos, difficultés pour l'un comme pour l'autre pour dire son amour, tout cela ne suffit pas à capter l'attention.Si le parallèle a été fait avec "Quand Harry rencontre Sally", le film n'en a pas la consistance, ni la vivacité. Quelques brins d'humour mais qui ne sont qu'esquissés...

J'ai revu Venise, loin des clichés habituels, m'imaginant dans cette petite maison modeste au bord de la lagune. Revoir Venise et courir  dans les ruelles...

LN

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